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AARON ◮ with great power comes great responsability.

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Aaron N. Hopkins

membre Ҩ finding neverland

๑ Tes messages : 574

๑ Son emploi : co-directeur d'une entreprise informatique.

๑ Disponibilité pour rp : toujours open, suffit de demander.


MessageSujet: AARON ◮ with great power comes great responsability. Sam 9 Fév - 23:29



aaron neil hopkins
we all have secrets : the ones we keep and the ones who are kept from us.
✖️ NOM(S): hopkins. ✖️ PRÉNOM(S): aaron neil. ✖️ ÂGE: vingt-huit ans. ✖️ LIEU ET DATE DE NAISSANCE: chester, vermont, le 19 août 1984. ✖️ METIER: co-directeur d'une entreprise d'informatique. ✖️ ORIENTATION SEXUELLE: hétérosexuel. ✖️ SITUATION CIVILE: célibataire. ✖️ QUALITÉS: leader, charismatique, audacieux, calculateur, novateur, fêtard, drôle, fougueux, brillant, généreux, cœur gros, chaleureux, amusant, observateur, malin. ✖️ DÉFAUTS: casse cou, manipulateur, inconscient sur les bords, tête brûlée, provocateur, débile, menteur, agitateur, con. ✖️ GROUPE:like jenna. ✖️ COPYRIGHT: weheartit.

passe sa main dans ses cheveux lorsqu'il est nerveux ◮ est tout le temps sur son portable ◮ fais un tour sur lui-même lorsqu'il rigole, comme pour se cacher ◮ se mord souvent la lèvre inférieure quand il ne sait pas quoi dire ◮ est - très - méfiant depuis que ses parents l'ont laissé ◮ a du mal à accorder sa confiance ◮ ne tiens pas bien l'alcool mais adore ça ◮ aime son oncle plus que ses parents ◮ est en permanence sur twitter ◮ n'aime pas qu'on prenne des photos de lui.


◮ Quel était votre rêve le plus fou lorsque vous étiez enfant?
Mon rêve le plus fou en étant enfant, était certainement de voir revenir mes parents pour de vrai, afin de pouvoir continuer à grandir à leur côté, sans avoir la crainte qu’ils ne disparaissent au bout d’un simple week-end. En effet, mon enfance a été assez ravagée par le fait de ne pas avoir mes parents auprès de moi ; ils me manquaient vraiment. C’est sans doute pourquoi, sans eux, j’ai dû apprendre à grandir un peu plus vite que prévu. Enfin, j’imagine que j’ai sans doute eu une enfance plus facile que mon ami Raphaël, qui lui, a dû apprendre à réellement vivre sans la présence de sa famille. Moi au moins, je les savais toujours en vie.

◮ Quel est LE truc que vous faisiez enfant et que vous ne pouvez plus faire maintenant?
Lorsque j’étais plus jeune, il m’arrivait souvent de prendre mon skateboard et de m’élancer sur le bitume, sans savoir où je pourrais bien aller, quel chemin prendre et surtout, quelle destination vers laquelle me tourner. Cela m’arrivait souvent, lorsque je n’étais ni plus ni moins qu’une âme en peine, refoulant des larmes dues à l’absence constante de mes géniteurs. Bien sûr, mon oncle était là pour moi – il l’a toujours été – mais l’adolescence me transformant en être ingrat, j’étais bien incapable de m’en rendre compte à cette époque là. Je voulais simplement être sur ma planche à roulettes, sentir le vent dans mes cheveux défaits et rouler jusqu’au bout du monde, sans prendre garde un seul instant aux blessures que je pouvais me faire en tombant, m’écorchant parfois la peau jusqu’à ce que le sang coule. Bien sûr, il m’arrive encore de me saisir de ma planche quelquefois, mais cela devient plus rare et puis c’est différent. A présent, je dois montrer que je suis adulte, que j’ai la tête sur les épaules et que je n’agis plus sur simples coups de tête.

◮ Ça veut dire quoi être adulte exactement pour vous?
Pour moi, être adulte c’est savoir se prendre en main. Savoir se remettre en question lorsque cela est nécessaire et être capable de reconnaître ses erreurs, puisqu’il est assez immature de rejeter sans cesse la faute sur les autres. D’ailleurs, puisque l’on parle de maturité, c’est surtout cela être adulte. Tout n’est que question de maturité lorsque l’on y regarde bien. La majorité n’a en fait rien à voir avec tout cela ; je suis convaincu qu’une personne n’ayant pas encore atteint dix-huit ans peut très bien être adulte, alors qu’une personne d’une trentaine d’année peut ne pas l’être du tout. Tout dépendrait en fait de ce qu’il se passe dans la tête. C’est pourquoi il existe de vieux enfants, tout comme il existe des adolescents un peu blasés par leur génération. L’âge n’y est en fait pour rien là-dedans, tout est réellement une question de maturité.

◮ Une petite anecdote, peut-être? & une phrase fétiche?
Quand j’étais en primaire, j’ai voulu sauter au-dessus une barrière pour impressionner une fille… Je me suis loupé et elle a bien rigolé. Je ne lui ai plus jamais reparlé après ça. Pas que j’y ai été obligé, mais plus parce que j’ai dû changer d’école en fait. Mais bref. Sinon, je crois qu’il m’arrive souvent de dire « Bon okay, ma gueule. » mais seulement quand je suis seul, parce que je ne voudrais pas que certaines personnes m’entendent le dire, cela leur ferait trop plaisir.


✖️ PSEUDO: croco, noémie. ✖️ AGE: quinze ans. ✖️ COMMENT AS TU CONNU LE FORUM : parce que raphou a rappelé son meilleur pote, voyons. ✖️ QU'EN PENSES-TU ?: je savais pas que c'était un forum sur le principe du syndrome de peter pan quand on m'a demandé si je reprenais aaron, mais ça ne fait que rajouter du charme à l'idée de le reprendre.✖️ DEDICACES: désolée d'avance de dire qu'Emma est une garce, je le pense pas vraiment .

Code:
<taken>andrew garfield</taken>[color=black] ∞[/color] aaron n. hopkins


Dernière édition par Aaron N. Hopkins le Dim 10 Fév - 10:57, édité 2 fois
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Aaron N. Hopkins

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MessageSujet: Re: AARON ◮ with great power comes great responsability. Sam 9 Fév - 23:29


MAISON DES HOPKINS, ANNÉE 1989.
« Aaron, tes coudes. » J’ai un mouvement de recul tandis que je retire rapidement mes coudes de la surface de la table. Je lève les yeux vers mon père, rencontrant son regard. Aussitôt, je me redresse, veillant à garder le dos bien droit. Il hoche alors la tête d’un air satisfait avant de retourner à son assiette. Je le regarde faire un instant avant de lancer : « Au fait, il y a une foire en ville cette semaine. Est-ce qu’on pourrait… » Sans une parole, ma mère parvient à me faire taire, se contentant de secouer son index devant elle. Je lui adresse un regard intrigué, tandis qu’elle prend son temps pour s’essuyer la bouche à l’aide de sa serviette, comme le font les personnes de marque dans les films. Elle repose finalement le bout de tissus, avant de se racler la gorge légèrement. « Nous n’avons pas le temps, tu sais bien que ton père et moi-même sommes occupés avec l’entreprise… » Je ne prends même pas la peine d’écouter la fin de ses paroles. L’entreprise, évidemment. Ils ne vivent que pour ça, laissant leur vie tourner autour, tout le temps. Des fois, j’ai vraiment l’impression de ne passer qu’au second plan, comme aujourd’hui. Je soupire doucement tandis que je commence à jouer de façon distraite avec mes petits pois, du bout de ma fourchette.

BURLINGTON INTERNATIONAL AIRPORT, ANNÉE 1991.
« Allez mon petit, ça va aller. » me souffle mon oncle en me serrant un peu plus dans ses bras, séchant maladroitement mes larmes. M’agrippant par l’épaule, il m’oblige alors à regarder par la vitre l’avion dans lequel mes parents sont en train de monter. Derrière eux, des montagnes de valises s’amoncellent sur un chariot, que quelques personnes s’appliquent à charger au fur et à mesure dans la soute. La gorge nouée, je baisse les yeux vers le sol. Au début, je doutais du fait que je puisse passer au second plan, aujourd’hui, le fait que leur entreprise passe avant moi est un fait réel. Il n’y a qu’à les voir, en train de monter dans ce jet sans même un regard en arrière, sans même un regard pour moi. Ils s’en vont tout en se cachant sous le prétexte qu’il est PDG et elle DRH, me le donnant en excuse comme-ci c’était une fatalité et qu’il n’avait de toute manière, pas le choix. Mais on a toujours le choix pourtant, c’est mon père lui-même qui me l’a dit. Et aujourd’hui, il fait comme-ci c’était tout l’inverse. « Tu crois qu’ils vont revenir ? » je demande à mon oncle entre deux sanglots. « Bien sûr. Bien sûr qu’ils vont revenir. » Je redresse la tête pour le regarder hocher pensivement la tête et de façon pas très convaincue je dois dire. Je déglutis une nouvelle fois avant de pincer les lèvres. Je baisse alors de nouveau le regard vers l’avion dans lequel la dernière valise vient d’être acheminée. Les employés de l’aéroport s’éloignent un à un de l’appareil, qui ne va sans doute pas tarder à décoller. Au bout de quelques minutes, il se met même à rouler sur la piste de décollage. « Et sinon, pour de vrai ? » je lance à mon oncle, détachant mon regard du jet pour le poser su son visage, scrutant ses traits qui se décomposent.

MAISON DES HOPKINS, ANNÉE 1993.
Je pose la dernière valise sur le sol, tandis que j’admire avec intérêt le hall de la maison. Cela va bientôt faire deux ans que je n’avais pas mis les pieds ici. L’endroit est un peu poussiéreux mais bon, d’ici quelques heures, la femme de ménage de mon oncle devrait arriver pour commencer à nettoyer le tout. Elle est sympathique et va occuper une chambre ici, ce qui ne me dérange pas du tout, vu que je n’ai rien contre le fait de partager ma vieille maison d’enfance avec elle et mon oncle. Car oui, nous sommes revenus dans cette maison. Une petite pointe de nostalgie vient se mêler à cette joie d’enfin retrouver mon chez moi, et pourtant, nous ne faisons que déménager d’un côté à l’autre de la rue. Je crois que jusqu’ici, j’avais juste commencé à faire une croix sur le fait que la bâtisse appartenait à ma famille. Il aurait été bien difficile de passer devant chaque jour pour aller rejoindre la maison de mon oncle autrement. « Voilà mon oncle, c’était la dernière valise. » je lance dans le vide, tandis que je finis de me redresser. Je scrute un instant le balcon de l’étage au dessus de moi, m’attendant à le voir débarquer, mais en fait non, il n’y apparait pas. Je hausse donc les épaules avant de m’avancer sur le rez-de-chaussée, apprenant à redécouvrir de vieilles pièces oubliées. C’est en arrivant dans le salon que je retrouve enfin mon oncle, assis sur l’un des fauteuils et n’ayant même pas pris la peine d’enlever la couverture de protection avant de s’y installer. En remarquant mon arrivée, il se relève d’un seul coup pour s’approcher de moi et décolle son téléphone de son oreille avant de le tendre dans ma direction. « Tiens c’est pour toi mon petit. Et tu pourras garder l’engin après. » Je lève un sourcil, complètement intrigué, mon attention à présent piquée à vif. En voyant mon air complètement perdu, il tend alors un peu plus son téléphone dans ma direction, m’incitant à le prendre tandis qu’il pousse un léger soupir. « Allez, prend le, tu vas comprendre. » dit-il en roulant des yeux. Je hausse donc les épaules, me saisissant de l’appareil. Mon oncle m’adresse alors un sourire encourageant avant de tourner les talons et s’éloigner, finissant même par quitter la pièce. Je le regarde faire avant de placer le téléphone contre mon oreille. « Allô ? » je demande d’une petite voix, ne sachant pas trop à quoi m’attendre. Pendant un instant, je n’entends qu’une respiration de l’autre côté. Puis, un mouvement, avant qu’une voix ne s’élève hors de l’appareil : « Aaron, chéri ? C’est toi ? » Mes yeux s’écarquillent tandis que je reconnais la voix de ma mère. Cela va bientôt faire deux ans que je ne l’ai pas entendu et pourtant, à la première syllabe du premier mot qu’elle a prononcé, l’évidence s’est imposée à moi. Je tombe à genoux, incapable de tenir debout plus longtemps, tandis que des larmes se mettent à rouler sur mes joues.

ÉCOLE DE CHESTER, ANNÉE 1995.
Le sourire aux lèvres, je viens m’installer à côté de celui qui sera mon partenaire le temps de ce concours de math. Je lui adresse un léger coup d’œil avant de me tourner vers le tableau, écoutant attentivement les instructions données. Une fois cela fait, je me retourne vers la table et attrape une feuille. Je juge un instant mon voisin du regard avant de secouer lentement la tête et de prendre un stylo. Je note rapidement quelque chose sur une feuille avant de faire glisser la dite feuille dans sa direction. « Je crois que c’est comme ça qu’il faut faire. » Il m’adresse un regard interrogateur avant de se saisir de la feuille et de la scruter, plissant les yeux tandis qu’il tente de décrypter mon écriture maladroite. Il émet alors un léger rire et je le regarde en levant les sourcils tandis qu’il repose la feuille sur le bois de la table, se mettant à raturer quelques endroits pour les remplacer par ses propres convictions en matière de calcul. Lorsqu’il a fini, il me redonne le papier ainsi que le stylo, m’adressant un sourire. « Regarde plutôt ça. » Je me saisis des affaires qu’il me tend, parcourant un instant son calcul refait des yeux, avant de me servir du stylo pour noter la réponse à tout cela à l’emplacement qu’il m’a laissé pour le faire. Je redresse finalement la tête vers lui. « C’est vrai que c’est plus simple vu comme ça. Tu es très fort… ? » Je laisse ma phrase en suspens, ne sachant comment le nommer. A vrai dire, j’ai un peu de mal en ce début d’année. Nouvelle école, nouveaux élèves, nouvelles têtes. Du coup, j’ai un peu de mal à lier les choses. Mais cela va venir. « Raphael. » Je hoche lentement la tête, essayant de graver son prénom dans mon esprit, en lien avec son visage. Je tourne finalement de nouveau la tête vers lui, laissant mes lèvres s’étirer en un sourire tandis que je lui réponds : « Moi c’est Aaron. » Il m’adresse un sourire à son tour. Une fois les mondanités passées, nous nous mettons tous les deux à travailler plus en profondeur, poussant notre réflexion plus loin que le simple calcul fait en quelques secondes. Quelque part, nous nous complétons dans notre travail, nous épaulons mutuellement dans nos lacunes. Et je dois avouer que c’est agréable de travailler ainsi, bien plus que dans mon ancienne école.

PARC PUBLIQUE DE CHESTER, ANNÉE 1997.
Je me mets à pédaler comme un fou en direction du parc publique de Chester, sachant que celui qui est devenu mon meilleur ami m’attend là-bas. En effet, depuis que nous avons remporté le concours de math qui nous a fait nous rencontrer la première fois, Raphael et moi sommes devenus comme inséparables. Je commence à appuyer plus fort sur mes pédales tandis que je l’aperçois au loin, assis sur un banc en train de m’attendre. J’arrive devant lui et essaye de freiner tout en tournant le guidon. Malheureusement, je n’ai pas prévu le dérapage qui en résulte et je manque de tomber. Je ne me reprends qu’à la dernière seconde, parvenant à redresser le vélo in extremis avant de mettre pied à terre. Posant mon vélo contre le banc, je viens me placer face à mon ami, remarquant au passage qu’il ne m’a même pas redressé la tête à mon arrivée qui n’a pourtant pas passé inaperçue auprès des autres personnes présentes dans le parc, qui me regardent bizarrement. Je me mords distraitement la lèvre inférieure, tandis que je viens m’asseoir à côté de lui, joignant mes mains d’un air gêné. Je déteste le voir ainsi. Le savoir triste sans trop savoir quoi faire pour réconforter est comme une torture pour moi. « Hm, tu veux en parler ? » je lui demande d’une petite voix, ne sachant trop comment m’y prendre pour le réconforter. Pourtant, je n’ai aucune envie de le laisser seul dans sa tristesse. Il parait que ce n’est pas comme ça que font les amis et je veux bien le croire. Voyant qu’il ne me répond rien, je me mets à tapoter son épaule de façon amicale. « T’inquiètes pas, ça va aller. Elle va finir par se reprendre. » je lui souffle maladroitement, sous-entendant bien évidemment que sa mère va parvenir à se reprendre. Je crois que c’est sa principale inquiétude, ces derniers temps. Compréhensible, cela doit être dur d’avoir à supporter cette situation familiale à son âge.

UNIVERSITÉ DE CHESTER, ANNÉE 2002.
La remise des diplômes, un grand moment pour chaque étudiant. Sûrement car cela marque l’accomplissement d’un projet – un peu obligatoire comme projet, mais un projet tout de même – et la possibilité d’avoir un réel rêve d’avenir. Démarrer de nouveaux projets, se stabiliser, tout ça, quel étudiant n’en rêve pas ? Le sourire aux lèvres, j’applaudis Raphael tandis qu’il passe sur l’estrade pour se faire remettre son diplôme par le doyen. Je croise un instant son regard, remarquant à quel point il est heureux, avant qu’il ne détourne les yeux pour regarder quelqu’un d’autre, Oswin évidemment. Il descend alors l’escalier pour rejoindre sa place et je le regarde faire, tandis que mon portable se met à sonner dans ma poche. Je m’excuse donc rapidement auprès de mes voisins avant de sortir des rangées, me doutant qui m’appelle. Mon pressentiment se révèle être exacte lorsque je vois apparaître le nom de mon père sur l’écran. Je décroche, collant l’appareil à mon oreille mais ne me décidant pas à parler pour autant. Il attend quelques instants mais doit bien remarquer mon air buté, puisqu’il prend finalement la parole sans que je ne lui aie adressé un seul mot. « Félicitations, fils. » Je laisse échapper un léger grognement. Comme-ci il en avait réellement quelque chose à faire, que je reçoive mon diplôme ou pas.

CENTRE VILLE DE CHESTER, ANNÉE 2006.
Normalement, cette journée devait être consacrée une énième discussion sur le projet d’entreprise de Raphael, mais en le voyant arrivé, ainsi amoché, je me doute qu’elle n’aura pas lieu. Sous la surprise, je me relève de ma chaise. Mais il me fait signe de m’asseoir et de près, je remarque qu’il a une sorte d’air épanoui collé au visage. Je fronce les sourcils et n’ai même pas besoin de demander, pour qu’il se mette à me raconter l’histoire. Au début, je ne comprends pas pourquoi il sourit ainsi de façon béate, jusqu’à… « Avec Oswin, t’es sérieux ? » J’écarquille les yeux tandis que je m’approche un peu plus de lui, scrutant son regard à la recherche de la moindre trace de moquerie possible. Mais non, il ne semble pas du tout en train de se moquer. Et perdu dans ses pensées, il ne semble pas du tout disposé non plus à me répondre. Me laissant retomber contre le dossier de ma chaise, je reste perdu moi aussi, le regard dans le vide. Je suis néanmoins content pour mon ami, il a l’air heureux de s’être fait embrassé par celle qu’il considère comme étant sa meilleure amie depuis bon nombre d’années. Seulement, il y a quelque chose qui cloche dans cette histoire, je ne fais pas du tout confiance à cette fille. Et encore, c’est un euphémisme. « Oui, avec Oswin. » souffle finalement mon ami, un sourire toujours gravé sur les lèvres.

APPARTEMENT D’AARON, ANNÉE 2010.
« Oui voilà. Non, un peu plus à droite. » je dis d’un air pressé aux déménageurs qui semblent bien déterminés à faire tout le contraire de ce que je leur demande. Un peu agacé, je soupire et les foudroies du regard avant de me détourner pour m’approcher de l’une des fenêtres grandes ouvertes, par laquelle je peux admirer les gratte-ciels de la grande ville de Cape Cod. Je me frotte les mains, un air satisfait peint sur le visage tandis que la sonnerie caractéristique d’un appel sortant, retenti à mon oreille – par le kit mains libres, je précise. Je finis par attendre quelqu’un décrocher à l’autre bout du fil. « Aaron ? » Je ne peux m’empêcher de lâcher un léger rire, sûrement généré par la joie du moment, savoir que j’ai enfin un appartement à moi où me poser. Plus besoin d’habiter avec mon oncle, plus besoin d’habiter dans une maison que je ne considérais même plus comme étant la mienne. Nouvelle ville, nouveau départ. Je vois toujours cela de la même façon. La seule chose nouvelle, c’est que cette fois j’ai une véritable attache puisque Raphael vient avec moi. Et même si nous ne serons pas colocataires, nous n’habiterons pas très loin l’un de l’autre. « Et voilà, j’y suis. Ils viennent de finir d’installer le dernier meuble. Il ne reste plus qu’à conquérir la ville, c’est génial ! » Je peux presque imaginer son sourire à l’autre bout du fil. Après tout, je n’étais pas réellement pour son idée d’entreprise et c’est bien juste pour lui que j’ai décidé de venir par ici.

CENTRE VILLE DE CAPE COD, ANNÉE 2011.
J’ai comme un sentiment de déjà vu. Assis tous les deux à la terrasse d’un café, légèrement plus grands et plus matures qu’auparavant, dans une autre ville aussi. Mais sinon, les choses sont foncièrement les mêmes. Juste que cette fois, ce n’est pas un sourire béat que Raphael affiche sur son visage, mais plutôt une expression penaude. Je comprends son désarroi. Combien de chances avait-il de tomber sur elle en faisant une recherche de colocataire ? Presque aucune, et pourtant. Je ne peux retenir une constatation inutile et clairement due à la surprise. « Avec Oswin, t’es sérieux ? » Il opine du chef avant de me confirmer : « Oui, avec Oswin. » J’écarquille les yeux tandis que la déclaration m’atteint vraiment finalement. Je me laisse reposer contre le dossier de ma chaise, passant une main dans mes cheveux en signe de nervosité. Je ne faisais déjà pas confiance à la jeune femme la première fois et avec ce qu’elle a déjà fait à mon ami, je ne peux que douter du fait qu’elle ne nous enfonce pas encore une fois. « C’est pas contre toi mais vraiment, je le sens mal. » je souffle avant de me prendre la tête dans les mains, me demandant ce qu’il va encore nous – oui, nous, car ce qui touche mon ami me touche aussi, c’est comme ça – arriver à cause de cette garce.

ENTREPRISE DE SUNDERLAND, ANNÉE 2012.
Un sourire peint sur les lèvres, je plaque le journal sur le bureau de mon ami, lui désignant un article du doigt. Il lève les yeux pour me lancer un regard soupçonneux et je l’encourage à lire en lui faisant un signe des yeux. Alors qu’il baisse la tête, je me recule pour venir m’appuyer contre le mur, les bras croisés devant moi. Une fois qu’il a fini de lire, du moins je le suppose, il laisse un instant sa tête baissée, avant de lever les yeux vers mois, une expression hébétée affichée sur son visage. « Et oui, c’est le jackpot. On parle de l’entreprise dans le journal. » Je me gratte alors le menton, tout en fronçant légèrement les sourcils. Bon d’accord, parler est un grand mot, mais tout de même. « Enfin, on mentionne son nom quoi. C’est déjà ça. » Il m’adresse un grand sourire en retour et je lui adresse un signe de tête, comme pour saluer son idée de génie en matière d’entreprise. Après quoi, je tourne les talons pour sortir de son bureau. Je suis fier d’avoir passé des heures à chercher le nom de l’entreprise dans le journal finalement, ça donne clairement la foi de continuer dans cette voie.



Dernière édition par Aaron N. Hopkins le Sam 9 Fév - 23:46, édité 1 fois
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Raphael H. Bennett

Admin ∞ crochet est pourri.

๑ Tes messages : 82

๑ Ses amours : célibataire.

๑ Son emploi : directeur de son entreprise d'informatique.

๑ Disponibilité pour rp : on verra.


MessageSujet: Re: AARON ◮ with great power comes great responsability. Sam 9 Fév - 23:31

SUPER-SOUMIS
MON BFF
Bienvenue et bonne chance pour ta fiche
Si tu as des questions, n'hésite pas

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“ i'll see your face, i know i'm finally yours ”
Love is our true destiny. We do not find the meaning of life by ourselves alone, we find it with another'
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Aaron N. Hopkins

membre Ҩ finding neverland

๑ Tes messages : 574

๑ Son emploi : co-directeur d'une entreprise informatique.

๑ Disponibilité pour rp : toujours open, suffit de demander.


MessageSujet: Re: AARON ◮ with great power comes great responsability. Sam 9 Fév - 23:33

A ton service chère dominatrice.
Merci bien.

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Scarlett R. Donaldson

Admin ∞ crochet est pourri.

๑ Tes messages : 96

๑ Ses amours : Officiellement célibatarde, officieusement amoureuse de sa meilleure amie et développe des sentiments pour une autre demoiselle. C'est la merde quoi!

๑ Son emploi : étudiante en art au community college de Barnstable

๑ Disponibilité pour rp : Disponible, viens donc me voir petit padawan.


MessageSujet: Re: AARON ◮ with great power comes great responsability. Sam 9 Fév - 23:34

Je trouvais étrange qu'il y avait aucun scénario avec Andrew .
Bienvenue parmi nous .
Bon courage pour ta fiche . Si tu as des questions, n'hésite pas.
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Aaron N. Hopkins

membre Ҩ finding neverland

๑ Tes messages : 574

๑ Son emploi : co-directeur d'une entreprise informatique.

๑ Disponibilité pour rp : toujours open, suffit de demander.


MessageSujet: Re: AARON ◮ with great power comes great responsability. Sam 9 Fév - 23:38

Mais c'est parce que c'était un scénar non déclaré. et qu'il m'est réservé à vie aussi. *sors*
Merci beaucoup.

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Oswin EJ. Vance

Admin ∞ crochet est pourri.

๑ Tes messages : 106

๑ Ses amours : célibataire, mais les histoires de couple ont toujours été bien compliquées pour elle.

๑ Son emploi : stagiaire assistante pour un magasine de potins et autres embrouilles plutôt local.

๑ Disponibilité pour rp : 1/2, je suis ouverte, dispo, fraiche, demande quoi (a).


MessageSujet: Re: AARON ◮ with great power comes great responsability. Dim 10 Fév - 0:41

MON PAPE
j'espère qu'au moins, tu penses pas que j'suis une garce aussi *sbaf*

breeeef, BIENVENUE
bonne chance pour ta fiche (enfin la suite )

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I remember tears streaming down your face when i said i'll never let you go, when all those shadows almost killed your light. Everything's on fire, the war outside keeps raging on. Hold onto this lullaby. We'll be safe and sound.
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Aaron N. Hopkins

membre Ҩ finding neverland

๑ Tes messages : 574

๑ Son emploi : co-directeur d'une entreprise informatique.

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MessageSujet: Re: AARON ◮ with great power comes great responsability. Dim 10 Fév - 1:38

DIEU.
Mais non, tu sais bien que je pense pas que t'es une garce
Merci.

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Leïa-Rain M. D.-Pond

Admin ∞ crochet est pourri.

๑ Tes messages : 174

๑ Ses amours : célibataire, elle foire toujours tout et particulièrement niveau coeur.

๑ Son emploi : serveuse dans un bar miteux. A croire que son oncle avait raison en la traitant de bonne à rien.

๑ Disponibilité pour rp : 2/2 rp de libres


MessageSujet: Re: AARON ◮ with great power comes great responsability. Dim 10 Fév - 7:49

    NOEMIE! I love you avec aaron! ♥️

    BIENVENUE SUR TPPC
    Bon courage pour ta fichette! Et puis, si tu as le moindre soucis: n'hésite surtout pas!



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Between the lines of fear and blame, and you begin to wonder why you came... Where did I go wrong? Somewhere along in the bitterness... And I would have stayed up with you all night.
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Aaron N. Hopkins

membre Ҩ finding neverland

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๑ Son emploi : co-directeur d'une entreprise informatique.

๑ Disponibilité pour rp : toujours open, suffit de demander.


MessageSujet: Re: AARON ◮ with great power comes great responsability. Dim 10 Fév - 10:58

Merci Anaïs.

Normalement, j'ai terminé ma fiche (a).

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Luna-Jynn K. J. Harper

membre Ҩ finding neverland

๑ Tes messages : 122

๑ Ses amours : c'est compliqué

๑ Son emploi : dresseuse animalière

๑ Disponibilité pour rp : oui.


MessageSujet: Re: AARON ◮ with great power comes great responsability. Dim 10 Fév - 11:43

bienvenue parmi nous
andrew !

_________________

you love me for who I am, like the stars hold the moon. when there's no light to break up the dark, that's when i look at you. when the waves are flooding the shore, and i can't find my way home anymore, that's when i look at you.
© TAZER.
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Leïa-Rain M. D.-Pond

Admin ∞ crochet est pourri.

๑ Tes messages : 174

๑ Ses amours : célibataire, elle foire toujours tout et particulièrement niveau coeur.

๑ Son emploi : serveuse dans un bar miteux. A croire que son oncle avait raison en la traitant de bonne à rien.

๑ Disponibilité pour rp : 2/2 rp de libres


MessageSujet: Re: AARON ◮ with great power comes great responsability. Dim 10 Fév - 11:46

    J'vais laisser le soin à jumelle de te valider! I love you

_________________

« collecting jar of hearts »
Between the lines of fear and blame, and you begin to wonder why you came... Where did I go wrong? Somewhere along in the bitterness... And I would have stayed up with you all night.
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Voir le profil de l'utilisateur http://ppcomplex.forumgratuit.be

Raphael H. Bennett

Admin ∞ crochet est pourri.

๑ Tes messages : 82

๑ Ses amours : célibataire.

๑ Son emploi : directeur de son entreprise d'informatique.

๑ Disponibilité pour rp : on verra.


MessageSujet: Re: AARON ◮ with great power comes great responsability. Dim 10 Fév - 22:14

Je te raphaëlise mon bff
bon jeu parmi nous

_________________

“ i'll see your face, i know i'm finally yours ”
Love is our true destiny. We do not find the meaning of life by ourselves alone, we find it with another'
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Aaron N. Hopkins

membre Ҩ finding neverland

๑ Tes messages : 574

๑ Son emploi : co-directeur d'une entreprise informatique.

๑ Disponibilité pour rp : toujours open, suffit de demander.


MessageSujet: Re: AARON ◮ with great power comes great responsability. Lun 11 Fév - 6:03

Merci.

_________________
(+) WORKING MAN
and in the winter night sky ships are sailing, looking down on these bright blue city lights. and they won't wait, and they won't wait, and they won't wait. we're here to stay, we're here to stay, we're here to stay.
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MessageSujet: Re: AARON ◮ with great power comes great responsability.

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AARON ◮ with great power comes great responsability.

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